La Compagnie du Moment poursuit sa recherche théâtrale à partir du « clown ». Un clown qui s’inspire de la personne, permet, par la rigueur de sa technique, de révéler une parole, un espace de jeu où l’émotion, la sensation sont la matière première de la création. Parce que nous tentons d’allier dans la recherche, l’essence du clown et la singularité de la personne, en retour, il nous parle de nous. Par la nature même de cette recherche, « formation » et « création » sont intimement liées.

MOM_voeux_2012
MOM_voeux_2012
Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Dis-moi quelque chose

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Toute l'eau du déluge n'y suffira pas

Come fly with me

Come fly with me

Photo Thierry Boccon-Gibod

Come fly with me

Come fly with me

Photo Thierry Boccon-Gibod

Come fly with me

Come fly with me

Photo Thierry Boccon-Gibod

Come fly with me

Come fly with me

Photo Thierry Boccon-Gibod

Come fly with me

Come fly with me

Photo Thierry Boccon-Gibod

Jean-Jacques dans "Entre nous soit dit"

Entre nous soit dit

Entre nous soit dit

Entre nous soit dit

Entre nous soit dit

Entre nous soit dit

Entre nous soit dit

Entre nous soit dit

La passion selon Lola

La passion selon Lola

La passion selon Lola

La passion selon Lola

Les clowns Bartok et Musik dans "Moments Perdus"

Moments Perdus

CLOWN, abattant dans la risée, dans le grotesque, dans l’esclaffement, le sens que contre
toute lumière je m’étais fait de mon importance.
Je plongerai.
Sans bourse dans l’infini-esprit sous-jacent ouvert à tous,
ouvert moi-même à une nouvelle et incroyable rosée
à force d’être nul
et ras…
et risible…

Henri Michaux, l’espace du dedans, peinture, clown.

De quel clown s’agit-il ?

Ce clown est solitaire. En lui, l’Auguste et le clown blanc ne font plus qu’un.
Devenu serviteur de lui-même, il n’est plus soumis qu’à la seule tyrannie de ses désirs, de ses craintes, de ses élans, de ses empêchements.
De la sensation la plus subtile à l’émotion la plus violente, il nous offre sa transparence, nous donnant à voir et à entendre ce qui le fait vivre et le fait agir. Attentif au moindre signe qui affleure, il sait se laisser surprendre et guider par l’impulsion.

De l’esquisse du geste qui échappe, il s’empare et l’étire jusqu’au déploiement pour mieux nous le montrer. De la même manière, il peut partir d’un son ou d’une bribe de phrase et aller jusqu’à l’articulation d’une parole pour mieux nous faire entendre. C’est ainsi qu’il piège l’inconnu de lui-même, c’est ainsi qu’il constate l’abîme infranchissable entre ce qu’il est et ce qu’il voudrait être. Au cœur de la distorsion jaillit la parole, organique, elle passe par le corps entier.
Parce que nous tentons d’allier dans la recherche, l’essence du clown à la singularité de la personne, en retour, il nous permet de parler de nous.

En lui, qui ne peut vivre que dans l’instant, sans aucun recul sur ce qui lui arrive, on peut lire « à livre ouvert ». Il sait accueillir l’échec, la douleur, faire resurgir la joie. « L’accident », heureux ou malheureux, devient tremplin pour aller plus haut, plus loin.
Si, la tête dans les airs, il se déplace dans le souffle du rire, lorsque tôt ou tard immanquablement il se retrouve le nez par terre, c’est à l’acteur, toujours en éveil, de le faire rebondir.

Anne Cornu

 

 

 

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